Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR) est un trouble du sommeil caractérisé par des impatiences musculaires des membres inférieurs et la survenue de sensations désagréables ou douloureuses au niveau des jambes, qui se produisent uniquement au repos.
Ces symptômes sont souvent décrits comme étant des sensations tactiles, des « paresthésies » (tiraillements, picotements, brûlures, voire douleurs) imposant le besoin irrésistible de bouger les membres concernés. La personne a un besoin impérieux de bouger dans le but de faire disparaître cette sensation, empêchant la survenue du sommeil et induisant un besoin de sommeil.
Les symptômes sont aggravés au repos, en soirée et au cours de la nuit, surtout vers 1h30 du matin. Ils apparaissent souvent après 30 à 40 minutes d’immobilité et sont plus sévères au cours de la grossesse, avec une aggravation par la chaleur, la fatigue et la consommation de caféine.. La marche soulage généralement les symptômes. Il est souvent associé au syndrome d’apnées du sommeil et parfois amélioré par le traitement efficace de ce dernier.
Ces sensations nocturnes désagréables profondes de reptation, d’agacement, siégeant dans les jambes provoquent un besoin presque irrésistible de bouger les jambes (de faire quelques pas, de pédaler dans le lit) parce que cette gène est soulagée par le mouvement.. Elles sont accompagnées d’agitation motrice, de secousses brusques, parfois de douleurs. Ce syndrome peut être associé à des troubles du sommeil , une insomnie, des ronflements et des apnées du sommeil.
Le diagnostic est posé devant le caractère circadien du trouble qui survient toujours en fin de journée (que le sujet ait dormi ou non) et jamais le matin. Même lorsqu’il a sommeil, ce besoin incessant de bouger pour se soulager, provoque une insomnie par retard d’endormissement et le malade se plaint (ou souffre sans le savoir) d’une privation chronique de sommeil. Le SJSR fait ainsi partie du bilan d’une somnolence diurne excessive.
8 à 10% de la population française serait atteinte par ce trouble du sommeil que l’on pense d’origine génétique.
La présence d’un SJSR sévère impose un bilan sanguin (fer) et neurologique (maladie de Parkinson) pour dépister une éventuelle cause sous jacente, mais la plupart des cas sont dit idiopathiques parce qu’on en connait pas la cause.
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