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En cas de nez bouché chronique, la PPC, traitement de référence du SAS, voit son efficacité réduite par une mauvaise adhésion au traitement, l’augmentation de la résistance nasale étant à l’origine d’une augmentation du collapsus inspiratoire au niveau pharyngé, avec micro-éveils et fragmentation du sommeil. Diverses études ont montré que le fait de réduire le nombre d’évènements respiratoires, même sans les traiter entièrement, permet d’améliorer la compliance à la PPC et donc la prévention des complications cardio-vasculaires. 10 patients ( 8 hommes, 2 femmes, age moyen 56,5 +/- 3,87 ans) avec un diagnostic de SAOS ( 3 avec un SAOS moyen, 7 avec un SAOS sévère : RDI> 30/h) ont eu une rhinométrie acoustique et une polygraphie ventilatoire pré- et post-opératoires, puis ont bénéficié d’une turbinectomie inférieure partielle par laser CO2, sous anesthésie locale, en ambulatoire, par le même chirurgien. le traitement de l’obstruction nasale a entraîné une diminution de la respiration buccale, une nette réduction de la résistance nasale, une légère diminution de la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil, avec un RDI moyen qui a diminué de 38,6 + 34,8 à 19,7 + 7,43. le traitement de l’obstruction nasale par turbinectomie-laser permet une légère amélioration du syndrome du sommeil, mais, surtout une meilleure compliance à l’utilisation quotidienne de la PPC, du fait d’une moindre pression positive nécessaire, et devrait être proposé plus systématiquement.
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