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acouphène

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sensation auditive ne résultant pas d'une excitation extérieure de l'oreille (bourdonnement, sifflement, tintement).

Si votre oreille siffle ou bourdonne, vous avez ce qu'en jargon médical on dénomme un acouphène. Ce terme englobe une sensation auditive anormale c'est à dire qui ne résulte pas d'une excitation sonore extérieure à l'oreille.
Pathologie malheureusement très fréquente, elle toucherait 10 à 15 % d'une population adulte et ce voit plutôt dans les pays " industrialisés ". Contrairement à une idée reçue, les cas mineurs et psychologiquement bien acceptés sont une minorité. Les cas graves sont assimilables à de véritables douleurs chroniques
On estime ainsi qu'en France, 1 à 2 millions de français souffriraient d'acouphènes ! !
D'où vient l'acouphène ?
L'information auditive étant traitée primitivement au niveau de l'oreille, elle y subira une transformation essentielle : d'une énergie sonore elle devient une énergie électrique, c'est à dire une stimulation de nerfs et de relais cérébraux. Au final, l'information transmise par le système auditif atteindra les aires auditives du cerveau localisées dans le lobe temporal.
Devant un acouphène, trois situations peuvent se présenter
- La première : l'acouphène disparaît. On peut estimer cette éventualité à moins de 10% des patients.
- La seconde : l'acouphène reste superposable à ce qu'il est avec son cortège de stress, d'anxiété et de pénibilité. Cela concerne là encore 10% des patients.
- La troisième regroupe donc le reste, soit l'immense majorité des patients : 80% ! L'acouphène ne disparaît pas mais on s'y habitue et il ne dérange presque plus.
On parle alors d'habituation, comme on s'accomode de vivre en ville dans le bruit, en étant à chaque fois surpris du silence retrouvé lors de vacances à la campagne. C'est le but qu'il faut se fixer, s'accomoder, s'habituer à ce bruit pour ne plus y penser. Plus facile à dire qu'à faire, mais c'est l'optique de la TRT (Tinnitus Retraining Therapy). 
Existe-t-il des risques favorisant l'apparition de ces acouphènes ?
Ils peuvent avoir différentes causes : souvent dus au vieillissement de l'oreille (donc, chez les sujets âgés et fréquemment des deux côtés), ils peuvent être dus à une tumeur, notamment un neurinome (unilatéralement le plus souvent, chez des sujets de tous âges), mais ils peuvent aussi survenir à n'importe quel âge après un traumatisme auditif, un choc infectieux ou viral. Les chocs auditifs sont en forte augmentation, notamment chez les jeunes : le choc peut être dû à une exposition trop violente ou trop répétée à des bruits très forts, dans les boîtes de nuit, lors d'un concert ou d'une rave, en écoutant un baladeur, sur un lieu de travail très bruyant, à cause d'un pétard qui explose ou d'une alarme de voiture, etc.
Ils sont souvent associés à un diabète, une hypercholestérolémie ou une hypertension artérielle. Le diabète qui déclenche ce que l'on appelle la microangiopathie diabétique, altérant la circulation dans les tous petits vaisseaux.La recherche d'une hypercholestérolémie ou triglycéridémie n'est pas sans intérêt mais même corrigée, elle n'a que peu de chance de faire disparaître l'acouphène. 
Ces diverses pathologies étant d'autant plus fréquentes au fur et à mesure que l'on vieillit, il serait tentant d'affirmer qu'elles sont responsables de leur apparition.
En pratique, aucun lien direct et de certitude n'a pût être mis en cause même s'il est probable que l'altération des vaisseaux, surtout les plus petits, pourraient être rendue responsable des problèmes de vieillissement de l'oreille interne. 
Certains acouphènes sont directement liés à une dislocation de la mandibule se caractérisant par un claquement de la mâchoire. Les problèmes de l'articulation temporo-mandibulaire, c'est à dire l'os de la mâchoire procurent classiquement de nombreux acouphènes. L'enraidissement de cette articulation qui provoque craquement à l'ouverture buccale, sensations de ressauts, se traduit au fil du temps par une contracture des muscles de la mastication. Comme elle est immédiatement située devant l'oreille, ces troubles articulaires vont donner un bruit anormal réactionnel. Leur correction peut parfois les faire disparaître ou du moins les atténuer. Le patient pourra, dans ce cas, consulter un stomatologue, afin de remettre la mâchoire pathologique en place et ainsi tenter de réduire l'intensité de ses acouphènes.
Les solutions envisageables sur des acouphènes de plus de 6 mois sont les suivantes :
Des attitudes personnelles : prendre conscience que plus on prête attention aux acouphènes et plus on essaie de lutter contre eux, plus ils deviennent gênants. Il faut alors éviter le silence (par exemple avec une musique de fond relaxante), ne pas s'isoler et développer ses contacts extérieurs. Le but étant simplement d'essayer de « vivre avec eux », dans l'attente de traitements efficaces. Ces solutions intéressantes pour les docteurs démunis sont considérées par les patients comme des moyens inefficaces de combler un vide thérapeutique.
Après consultation d'un médecin ORL, on pourra recourir :
- aux thérapies cognitivo-comportementales qui ont un rôle essentiel et complémentaire des autres thérapies : soutien psychiatrique, consultation de la douleur ; l'hypnose apporte un soulagement dans 65 à 75% des cas ;
- aux traitements médicaux allothérapeutiques (vasodilatateurs, anxiolytiques, antidépresseurs...) ; certains antiépileptiques qui atténuent considéralement la perception d'un acouphène, permettent de retrouver le sommeil et de passer le cap difficile des premiers mois d'habituation ;
aux appareils auditifs, très utiles lorsque les acouphènes sont associés à une perte auditive modérée. À cet effet, un audioprothésiste pourra proposer divers types de générateurs de bruit blanc ;
- aux traitements médicaux chirurgicaux, comme l'implantation de Yo-yo, pour réduire notamment l'accumulation de liquides en pression dans la caisse du tympan.
- enfin et surtout à la TRT 
TRT est l'abréviation de Tinnitus Retraining Therapy (en anglais dans le texte !), ce que l'on pourrait traduire par technique de réentrainnement aux acouphènes ou bien Thérapie Acoustique d'Habituation aux acouphènes.
Elle a été développée aux Etats Unis par l'équipe du Dr Jastreboff et vise à développer une habituation progressive du patient à son bruit.
Le but n'est donc absolument pas de le faire disparaître, ce qui est on le ne répètera pas assez impossible.
Le but : créer une accoutumance à l'acouphène pour ne plus y porter attention et vivre avec.
Cela passe donc par une phase d'adaptation à une situation anormale. Il faut donc dans un premier temps faire le deuil du temps passé où l'on ne présentait pas d'acouphène parasite pour se porter sur le moment présent et surtout futur. 
La thérapie acoustique d'habituation
Elle repose sur un constat simple : dans le silence, l'écart entre l'acouphène et le milieu environnant paraît élévé, et donc la perception du bruit parasite d'autant surtout si le cerveau n'est pas absorbé par une autre tâche. Si par contre on introduit un bruit de fond, on diminue l'écart entre l'acouphène et le milieu environnant, le bruit paraîtra moins intense pour conditionner le cerveau à mieux le tolérer.
                  
 Quelques règles sont donc à édicter :
    * Fuir le silence qui majore artificiellement l'acouphène et le rend moins tolérable.
    * A l'inverse, il est préférable de ne pas masquer l'acouphène, c'est à dire faire entendre un bruit à l'oreille plus intense que l'acouphène. Le but en effet de la thérapie est de s'y habituer, de ne plus y prêter attention. Il faut donc que le bruit rajouté soit moins fort que l'acouphène qui doit rester perceptible.
    * Il faut aussi qu'il soit soumis aux deux oreilles pour ne pas créer de déséquilibre au niveau du cerveau. Il convient donc de porter deux générateurs de bruit, un sur chaque oreille.
    * Si en plus il existe une perte auditive, une correction est largement souhaitable dans le même temps pour améliorer la perception auditive du patient.
Si votre oreille siffle ou bourdonne, vous avez ce qu'en jargon médical on dénomme un acouphène. Ce terme englobe une sensation auditive anormale c'est à dire qui ne résulte pas d'une excitation sonore extérieure à l'oreille.

 
Pathologie malheureusement très fréquente, elle toucherait 10 à 15 % d'une population adulte et ce voit plutôt dans les pays " industrialisés ". Contrairement à une idée reçue, les cas mineurs et psychologiquement bien acceptés sont une minorité. Les cas graves sont assimilables à de véritables douleurs chroniques

 
On estime ainsi qu'en France, 1 à 2 millions de français souffriraient d'acouphènes ! !

 
D'où vient l'acouphène ?
L'information auditive étant traitée primitivement au niveau de l'oreille, elle y subira une transformation essentielle : d'une énergie sonore elle devient une énergie électrique, c'est à dire une stimulation de nerfs et de relais cérébraux. Au final, l'information transmise par le système auditif atteindra les aires auditives du cerveau localisées dans le lobe temporal.

 
Devant un acouphène, trois situations peuvent se présenter
- La première : l'acouphène disparaît. On peut estimer cette éventualité à moins de 10% des patients.
- La seconde : l'acouphène reste superposable à ce qu'il est avec son cortège de stress, d'anxiété et de pénibilité. Cela concerne là encore 10% des patients.
- La troisième regroupe donc le reste, soit l'immense majorité des patients : 80% ! L'acouphène ne disparaît pas mais on s'y habitue et il ne dérange presque plus.
On parle alors d'habituation, comme on s'accomode de vivre en ville dans le bruit, en étant à chaque fois surpris du silence retrouvé lors de vacances à la campagne. C'est le but qu'il faut se fixer, s'accomoder, s'habituer à ce bruit pour ne plus y penser. Plus facile à dire qu'à faire, mais c'est l'optique de la TRT (Tinnitus Retraining Therapy). 

Différentes causes d'acouphènes

Existe-t-il des risques favorisant l'apparition de ces acouphènes ?
Ils peuvent avoir différentes causes : souvent dus au vieillissement de l'oreille (donc, chez les sujets âgés et fréquemment des deux côtés), ils peuvent être dus à une tumeur, notamment un neurinome (unilatéralement le plus souvent, chez des sujets de tous âges), mais ils peuvent aussi survenir à n'importe quel âge après un traumatisme auditif, un choc infectieux ou viral. Les chocs auditifs sont en forte augmentation, notamment chez les jeunes : le choc peut être dû à une exposition trop violente ou trop répétée à des bruits très forts, dans les boîtes de nuit, lors d'un concert ou d'une rave, en écoutant un baladeur, sur un lieu de travail très bruyant, à cause d'un pétard qui explose ou d'une alarme de voiture, etc.

 
Ils sont souvent associés à un diabète, une hypercholestérolémie ou une hypertension artérielle. Le diabète qui déclenche ce que l'on appelle la microangiopathie diabétique, altérant la circulation dans les tous petits vaisseaux.La recherche d'une hypercholestérolémie ou triglycéridémie n'est pas sans intérêt mais même corrigée, elle n'a que peu de chance de faire disparaître l'acouphène. 
Ces diverses pathologies étant d'autant plus fréquentes au fur et à mesure que l'on vieillit, il serait tentant d'affirmer qu'elles sont responsables de leur apparition.

 
En pratique, aucun lien direct et de certitude n'a pût être mis en cause même s'il est probable que l'altération des vaisseaux, surtout les plus petits, pourraient être rendue responsable des problèmes de vieillissement de l'oreille interne.

L'articulation temporo-maxillaire
Certains acouphènes sont directement liés à une dislocation de la mandibule se caractérisant par un claquement de la mâchoire. Les problèmes de l'articulation temporo-mandibulaire, c'est à dire l'os de la mâchoire procurent classiquement de nombreux acouphènes. L'enraidissement de cette articulation qui provoque craquement à l'ouverture buccale, sensations de ressauts, se traduit au fil du temps par une contracture des muscles de la mastication. Comme elle est immédiatement située devant l'oreille, ces troubles articulaires vont donner un bruit anormal réactionnel. Leur correction peut parfois les faire disparaître ou du moins les atténuer.

Différents traitements possibles sur les acouphènes

Les solutions envisageables sur des acouphènes de plus de 6 mois sont les suivantes :
Des attitudes personnelles : prendre conscience que plus on prête attention aux acouphènes et plus on essaie de lutter contre eux, plus ils deviennent gênants. Il faut alors éviter le silence (par exemple avec une musique de fond relaxante), ne pas s'isoler et développer ses contacts extérieurs. Le but étant simplement d'essayer de « vivre avec eux », dans l'attente de traitements efficaces. Ces solutions intéressantes pour les docteurs démunis sont considérées par les patients comme des moyens inefficaces de combler un vide thérapeutique.
Après consultation d'un médecin ORL, on pourra recourir :
- à la stimulation électromagnétique transcrânienne des aires corticales auditives par MDwave, afin de tenter de diminuer, voire de supprimer l’acouphène en stoppant l’hyperactivité pathologique du cortex auditif, notamment dans les acouphènes chroniques récidivants, rebelles à tous les autres traitements,
- à un traitement par un soft-laser qui peut être utile pour aider à remobiliser l'articluation temporo-maxillaire et ainsi diminuer l'intensité des acouphènes, alors liée à une pression exercée sur l'oreille moyenne. Le patient pourra, dans ce cas, consulter un stomatologue, afin de remettre la mâchoire pathologique en place, vérifier l'occulsion dentaire et si nécessaire, réaliser une gouttière occlusale et ainsi tenter de réduire l'intensité de ses acouphènes.
- aux thérapies cognitivo-comportementales qui ont un rôle essentiel et complémentaire des autres thérapies : soutien psychiatrique, consultation de la douleur ; l'hypnose apporte un soulagement dans 65 à 75% des cas ;
- aux traitements médicaux allothérapeutiques (vasodilatateurs, anxiolytiques, antidépresseurs...) ; certains antiépileptiques qui atténuent considéralement la perception d'un acouphène, permettent de retrouver le sommeil et de passer le cap difficile des premiers mois d'habituation ;
aux appareils auditifs, très utiles lorsque les acouphènes sont associés à une perte auditive modérée. À cet effet, un audioprothésiste pourra proposer divers types de générateurs de bruit blanc ;
- aux traitements médicaux chirurgicaux, comme l'implantation de Yo-yo, pour réduire notamment l'accumulation de liquides en pression dans la caisse du tympan.
- enfin et surtout à la TRT 
TRT est l'abréviation de Tinnitus Retraining Therapy (en anglais dans le texte !), ce que l'on pourrait traduire par technique de réentrainnement aux acouphènes ou bien Thérapie Acoustique d'Habituation aux acouphènes.
Elle a été développée aux Etats Unis par l'équipe du Dr Jastreboff et vise à développer une habituation progressive du patient à son bruit.
Le but n'est donc absolument pas de le faire disparaître, ce qui est on le ne répètera pas assez impossible.
Le but : créer une accoutumance à l'acouphène pour ne plus y porter attention et vivre avec.
Cela passe donc par une phase d'adaptation à une situation anormale. Il faut donc dans un premier temps faire le deuil du temps passé où l'on ne présentait pas d'acouphène parasite pour se porter sur le moment présent et surtout futur. 
La thérapie acoustique d'habituation
Elle repose sur un constat simple : dans le silence, l'écart entre l'acouphène et le milieu environnant paraît élévé, et donc la perception du bruit parasite d'autant surtout si le cerveau n'est pas absorbé par une autre tâche. Si par contre on introduit un bruit de fond, on diminue l'écart entre l'acouphène et le milieu environnant, le bruit paraîtra moins intense pour conditionner le cerveau à mieux le tolérer.
                  
 Quelques règles sont donc à édicter :
    * Fuir le silence qui majore artificiellement l'acouphène et le rend moins tolérable.
    * A l'inverse, il est préférable de ne pas masquer l'acouphène, c'est à dire faire entendre un bruit à l'oreille plus intense que l'acouphène. Le but en effet de la thérapie est de s'y habituer, de ne plus y prêter attention. Il faut donc que le bruit rajouté soit moins fort que l'acouphène qui doit rester perceptible.
    * Il faut aussi qu'il soit soumis aux deux oreilles pour ne pas créer de déséquilibre au niveau du cerveau. Il convient donc de porter deux générateurs de bruit, un sur chaque oreille.
    * Si en plus il existe une perte auditive, une correction est largement souhaitable dans le même temps pour améliorer la perception auditive du patient.

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