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Mot commencant par la lettre H

Mot commençant par la lettre :

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Hallucinations durant le sommeil

Conviction intime d'une perception sensorielle (visuelle, auditive, tactile ...) fausse ou distortionnée de l’environnement du dormeur, survenant au cours d’un éveil partiel au cours de certaines phases du sommeil.

Au cours du sommeil paradoxal, il peut s’y associer la présence d’une paralysie qui affecte tous les muscles volontaires sauf les mouvements des yeux et la respiration.

Le sujet est au centre d’un vécu onirique (comme un rêve) survenant durant un état de parfaite conscience. Il s’agit d’expériences "plus vraies que nature", souvent décrites comme extrêmement angoissantes.

Cette "parasomnie" doit faire évoquer la possibilité d’une narcolepsie-cataplexie car elle est très fréquemment associée à cette maladie.

Certaines impressions de chutes, d’éclairs électriques, de secousses du corps correspondent à des états dissociés en sommeil lent. On utilise le qualificatif savant "d’hypnagogiques" pour désigner celles qui se produisent au début du sommeil, et "d’hypnopompiques" lorsqu’elles surviennent au cours de la nuit.


Homéostasie

Maintien à leur valeur normale des différentes constantes physiologiques de l'individu (température, tonus cardio-vasculaire, sang).

(du grec homeo « semblable » et stasis « arrêt » : qui reste semblable)

 

Tendance des êtres vivants à maintenir constants et en équilibre les paramètres physiologiques de leur milieu interne.

 

Le dérèglement de l’homéostasie du système veille-sommeil se traduit par de la somnolence excessive, de la fatigue et/ou de l’insomnie).


Horloge biologique

Sorte de métronome biologique, parfois appelé l’oscillateur interne, qui est situé à la base du cerveau (au niveau de l’hypothalamus.

Ce petit groupe de cellules est à l’origine des principaux rythmes biologiques, circadien, infradien et ultradien. Ces rythmes sont à l’origine du cycle de sommeil/éveil et des cycles d’hibernation ou de reproduction.

Vis à vis du sommeil, cet oscillateur qui fonctionne sur un rythme de base d’environ vingt-quatre heures est influencé par deux types de facteurs :

      - environnementaux, comme la lumière ou la chaleur,

      - comportementaux comme l’heure du réveil ou des repas.


Hygiène du sommeil

Pratiques qui favorisent l’efficacité et la continuité du sommeil. Celles-ci incluent :

      - la régularité des horaires (surtout celui du réveil et du lever) ;

      - le maintien d’une quantité suffisante adaptée aux besoins individuels (pour éviter la somnolence) ;

      - la limitation des boissons alcoolisées et caféinées avant l’heure du coucher.

      - la connaissance des "somnicaments" et de leur mode d’emploi (la lumière, l’exercice, la nutrition, et les facteurs environnementaux) de sorte qu’ils augmentent l’éveil sans nuire au sommeil.


Hyper-nycthéméral (Syndrome)

C'est l’un des grands troubles du sommeil et du rythme circadien. L’horloge circadienne interne paraît "réglée" sur un rythme plus long que la durée du cycle jour-nuit.  Lorsqu’il le peut, le sujet se couche tous les jours un peu plus tard que la veille.

Cela pourrait être une forme de compensation maladroite du déficit de sommeil dû à un syndrome de retard de phase. Certains individus seraient génétiquement équipés d’une horloge interne plus "lente" que d’autres.


Hyperhydrose du sommeil

 Transpiration abondante au cours du sommeil. Les interactions réciproques entre la température du corps et le sommeil expliquent la survenue d’épisodes de frilosité ou au contraire de suées profuses au cours du sommeil.

Ces troubles sont souvent à mettre en relation avec un problème de fatigue. L’amélioration qualitative du sommeil permet souvent une guérison de ce trouble fonctionnel neurodystonique.

À noter que ce symptôme peut aussi être un signe d’apnée du sommeil et fera envisager la pratique d'une polysomnographie.


Hypersomnie idiopathique

Exagération de l'aptitude au sommeil. Elle peut être continue ou paroxystique.
Lorsqu'elle est continue, elle peut être liée à une encéphalite épidermique, dans la maladie du sommeil et certaines tumeurs cérébrales.
Lorsqu'elle est paroxystique, elle survient par accès de quelques minutes à quelques heures.
Dans ce cas, elle est une maladie d’origine souvent génétique, caractérisée par un besoin excessif de sommeil, entrainant la survenue d’épisodes récurrents et anormaux de somnolence diurne, malgré la présence d’un sommeil nocturne très prolongé et de bonne qualité.

L’hypersomnie idiopathique (sans cause) se distingue de la somnolence excessive par le fait que la sieste n’est pas suffisante pour retrouver un niveau de vigilance convenable. Ici, les siestes sont peu "rafraichissantes" et le réveil est marqué par des périodes prolongées d’ivresse du sommeil. Parfois, le sujet ne se réveille de sa sieste que le lendemain matin après avoir dormi plus de 12 heures (d’un sommeil apparemment normal sur les enregistrements de polysomnographie).

Les circonstances de survenue sont souvent inadéquates comme sur le lieu du travail, pendant un repas, ou pendant une conversation.

Le diagnostic est confirmé par la présence d’endormissements rapides au cours des siestes itératives (TILE) effectuées au laboratoire du sommeil (après une nuit normale de sommeil).

Le traitement éventuellement proposé peut être des médicaments éveillants comme les amphétamines ou le modafinil (Modiodal°).

Malgré l’existence d’un handicap social important, on estime que de nombreux malades ne sont pas encore dépistés et sont obligés d’adapter leur existence en fonction de leur besoin de sommeil (plus de 12 heures par jours).


Hypersomnolence diurne

C'est une gêne très commune qui peut aller de la somnolence légère à des accès de sommeil irrépressible.

Les causes les plus fréquentes comprennent l'apnée obstructive du sommeil, la narcolepsie, et la privation de sommeil.
Les autres causes comprennent les troubles du rythme circadien (par exemple, travail de nuit), les problèmes médicaux sous-jacents, et les effets de certains médicaments.

Elle entraîne de manière significative des troubles de la mémoire et de la concentration. Ce symptôme peut être évocateur de nombreuses pathologies : 
  • l' hypersomnie par manque de sommeil : avec le sentiment anormal de dormir pendant la journée et souvent avec une forte tendance à s'endormir en fait inappropriée dans des situations ou à des moments inappropriés. Il y a souvent une hygiène du sommeil inadéquate, avec horaires de sommeil irréguliers, horaires de coucher tardifs, lever précoce. Elle peut s'accompagner de "mouvements périodiques des jambes" durant le sommeil, de "syndrome des jambes sans repos", voire de myoclonies d'endormissement. 
  •  l'hypersomnie liée à un syndrome dépressif : avec intense fatigue matinale et forte tendance à somnoler dans la journée. la narcolepsie Il s'agit d'une maladie familiale de transmission dominante, associant une somnolence diurne invincible à une nuit de mauvaise qualité, avec parfois cataplexie ( perte brutale de tonus, souvent suivie d'une chute par terre), hallucinations et/ou paralysie du sommeil. (Dr Kamami, 21-10-08)

Hypertension artérielle

Augmentation de la pression dans le réseau artériel, dans les artères de la grande circulation (HTA systémique).

L'OMS classe les HTA en 3 grades:
-1) 140/159 mm Hg pour la systolique - 90/99 mm Hg pour la diastolique.

- 2) 160/179 mm Hg pour la systolique, 100/109 pour la diastolique

- 3) < 180 mm Hg pour la systolique, <110 mm Hg pour la diastolique.

L'HTA provoque souvent des céphalées, des troubles sensoriels (acouphènes, vertiges), des crampes des extrémités et peut aboutir à des complications graves: accidents vasculaires cérébraux, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale.

Habituellement essentielle, elle peut être parfois secondaire à une malformatioin cardiaque, ou à une affection rénale ou surrénale.

Elle est trés fréquente dans les syndromes d'apnées du sommeil, et alors souvent avec des pics de pression artérielle nocturne, à suspecter systématiquement en cas de ronflements nocturnes et/ou de somnolence diurne associés. Une polysomnographie permettra alors de confirmer le diagnostic. 1/3 des hypertendus souffrent d'apnée du sommeil et 1/3 des patients apnéiques ont une hypertesnion artérielle.

Hypertrophie de base de langue

Pendant le sommeil, la langue peut basculer en arrière et obstruer le fond de la gorge (pharynx).
Plusieurs traitements peuvent empêcher ce phénomène : la ventilation mécanique à pression positive continue, l’orthèse dentaire et la chirurgie.

Hypertrophie de cornets

augmentation de taille des cornets responsable d'une rhinite obstructive chronique ou nez bouché chronique.
Les difficultés respiratoires sont dans la majeure partie des cas dues à une déviation de la cloison nasale et à une hypertrophie des cornets.
Les cornets sont de petites ramifications à l’intérieur du nez qui par les muqueuses humidifient et réchauffent l’air avant de l’envoyer vers les poumons.
Les cornets peuvent augmenter de volume et ainsi occuper une grande partie de l’espace créant ainsi un obstacle à la bonne circulation de l’air.

Hypnogramme

graphique étudiant les états de sommeil selon l’enregistrement continu de l’électro-encéphalogramme, de l’électro-oculogramme et de l’électromyogramme (menton). Il peut être utile dans le diagnostic des nez bouchés nocturnes, des ronflements et des apnées du sommeil.

Il indique la nature et la profondeur des différents stades du sommeil qui composent les cycles successifs. Il représente l’architecture du sommeil au cours de la nuit.


Hypnotique

De Hypnos: Dieu du sommeil de la Grèce Antique.

Qualifie les médicaments qui favorisent ou provoquent le sommeil, par une perte partielle de la conscience en stimulant, dans le cerveau, les mécanismes anti-éveil (système "Gaba").

Ces produits s’opposent à l’éveil cérébral, mais ne sont pas capables d’augmenter la profondeur du sommeil, les plus anciennes molécules modifiant même l'architecture du sommeil.


Hypochondriaque

Patient en permanence inquiet pour sa santé, se croyant atteint d'une maladie affectant les organes situés danzs les hypochondres (foie, estomac). Du grec Hypo=sous, et khondros = cartilage des cotes.

Pour les spécialistes du sommeil, c’est un vrai malade qui souffre sans le savoir de troubles chronobiologiques.

Hypocrétine

Neuropeptide présent dans le cerveau ayant des effets multiples dont le contrôle des états de vigilance de la prise alimentaire.

C’est donc un médiateur chimique impliqué à la fois dans la régulation du sommeil et dans l’équilibre alimentaire. Il est également appelé Orexine par les chercheurs dans le domaine de l’obésité.

Ces rapports étroits entre l’appétit (le poids) et le sommeil (la fatigue) semblent dépendre d’un système appelé "endocanabinoïde".


Hypopnée

Une hypopnée est une baisse de plus de 50% de notre débit respiratoire pendant plus de 10 secondes, avec une diminution de l’oxygénation dans le sang (désaturation) de plus de 3% et/ou à des micro-éveils détectés à l’EEG. 

Il est cependant généralement accepté que durant le sommeil, les individus normaux peuvent avoir de cinq à dix réductions de débit par heure. (American Academy of Sleep Medicine) (Dr Kamami, 21-10-08)

Hypothalamus

petite zone du cerveauu qui se trouve au-dessous du thalamus ayant un rôle très important dans la régulation des fonctions vitales de l’organisme, contrôlant notamment la libération des hormones par la glande hypophyse, la tension artérielle et la température du corps. Elle joue un rôle sur le sommeil et peut être influencée par l'existence de nez bouché, de ronflements ou d'apnées du sommeil.

 

 


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Le groupe médical Santé Sommeil a pour vocation de diagnostiquer et traiter les troubles du sommeil et de la veille chez l’adulte et l’enfant.