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Ronflements nocturnes de l’enfant : des conséquences pas toujours anodines

Votre enfant ronfle ? En mesurer les conséquences possibles mérite quelques explications que vous livre ZeMedical.
En premier lieu il faut savoir que 12% des enfants présentent un ronflement "simple" qui ne conduit à aucune conséquence. Mais pour 1 à 2 % des enfants, garçons et filles entre 2 et 5 ans, ce qui est craint en cas de ronflement persistant, c’est le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS). Un chiffre important lorsque l’on sait que les conséquences des troubles respiratoires obstructifs du sommeil chez l’enfant sont largement sous-estimés et sous-évalués.
Quelles sont les raisons de se préoccuper d’un SAOS en cas de ronflements de l’enfant ? En fait le SAOS peut avoir un retentissement de gravité variable en limitant la captation d’oxygène au niveau des poumons. Le trouble doit donc être considéré avec sérieux car le défaut d’oxygénation relargué dans la circulation sanguine et l’organisme est susceptible d’induire des troubles du développement de l’enfant, tant sur le système nerveux que sur la croissance. Il est même évoqué le fait qu’un SAOS favoriserait la survenue de complications vasculaires athéromateuses à l’âge adulte. Toutes ces raisons doivent amener à identifier le petit pourcentage d’enfants ronfleurs dits “SAOS”...
Un SAOS sera suspecté devant un ronflement présent chaque nuit. Comme les parents sont le plus souvent susceptibles de le préciser, c’est un enfant qui dort mal. La qualité de nuit est entamée avec, selon les cas, un sommeil agité, des mouvement de jambes, une sudation excessive jusqu’au pipi au lit (énurésie). Le ronflement se caractérise par des cycles de pauses respiratoires avant le retour des ronflements avec reprises bruyantes de la respiration.
Les signes diurnes rencontrés chez l’adulte souffrant d’apnées du sommeil à type de maux de tête, fatigue ou somnolence sont rarement constatés chez l’enfant.
En revanche le SAOS se signale dans la vie de l’enfant par un cortège de troubles sociaux : difficultés d’apprentissage, échec scolaire, troubles du comportement, agressivité, déficit d’attention ou hyperactivité1. A tel point que ces seuls événements peuvent justifier des investigations à la recherche d’un sommeil pathologique de type SAOS, et ceci alors que les signes nocturnes n’auraient pas clairement été identifiés.
Le diagnostic peut être envisagé dans la majorité des cas sur la clinique par le médecin généraliste. Les parents doivent évoquer les ronflements et le praticien doit alors y penser et rechercher l’existence de troubles du sommeil. Il faut examiner les amygdales car chez l’enfant les tissu lymphoïde au niveau des amygdales sont susceptibles de présenter des volumes très hypertrophiés en comparaison du calibre des voies aériennes. Avec le tableau évoqué, cette seule disproportion peuvent faire envisager le SAOS sans étude du sommeil plus poussée. Le diagnostic pourra être confirmé par le spécialiste.
Le médecin fera un bilan complet incluant la polysomnographie nocturne.
On y recherchera un terrain prédisposant : hormis l’obésité, le praticien cherchera en premier lieu les situations d’obstruction nasale en raison de rhinite, sinusite, déviation du septum, l’ensemble pouvant être aggravé par un tabagisme passif et une réactivité à divers allergènes. De façon rare peuvent être incriminés des troubles de l’articulé dentaire jusqu’à une dysmorphie faciale. À l’occasion il sera évalué l’impact sur le développement de l’enfant. Il peut être perturbé et à l’origine d’un retard staturopondéral ou d’anomalies du développement neurocognitif ; les formes sévères peuvent montrer une hypertension artérielle pulmonaire.
La polysomnographie nocturne est l’examen de référence du SAOS. Elle confirmera le diagnostic et mesurera la gravité des troubles par la mesure des échanges de l’oxygène (oxymétrie de pouls, PO2, PCO2 transcutanées). Lors de la séance, les stades du sommeil, les mouvements thoraciques, abdominaux et le débit aérien seront mesurés.
Le traitement de première intention est la suppression des amygdales.
http://www.zemedical.com/zooms/ronflements-nocturnes-enfants-consequences-pas-anodines
Votre enfant ronfle ?
En mesurer les conséquences possibles mérite quelques explications (..).
En premier lieu il faut savoir que 12% des enfants présentent un ronflement "simple" qui ne conduit à aucune conséquence. Mais pour 1 à 2 % des enfants, garçons et filles entre 2 et 5 ans, ce qui est craint en cas de ronflement persistant, c’est le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS). Un chiffre important lorsque l’on sait que les conséquences des troubles respiratoires obstructifs du sommeil chez l’enfant sont largement sous-estimés et sous-évalués.
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Un SAOS sera suspecté devant un ronflement présent chaque nuit. Comme les parents sont le plus souvent susceptibles de le préciser, c’est un enfant qui dort mal. La qualité de nuit est entamée avec, selon les cas, un sommeil agité, des mouvements de jambes, une sudation excessive jusqu’au pipi au lit (énurésie). Le ronflement se caractérise par des cycles de pauses respiratoires avant le retour des ronflements avec reprises bruyantes de la respiration.
Les signes diurnes rencontrés chez l’adulte souffrant d’apnées du sommeil à type de maux de tête, fatigue ou somnolence sont rarement constatés chez l’enfant.
En revanche le SAOS se signale dans la vie de l’enfant par un cortège de troubles sociaux : difficultés d’apprentissage, échec scolaire, troubles du comportement, agressivité, déficit d’attention ou hyperactivité1. A tel point que ces seuls événements peuvent justifier des investigations à la recherche d’un sommeil pathologique de type SAOS, et ceci alors que les signes nocturnes n’auraient pas clairement été identifiés.
Le diagnostic peut être envisagé dans la majorité des cas sur la clinique par le médecin généraliste. Les parents doivent évoquer les ronflements et le praticien doit alors y penser et rechercher l’existence de troubles du sommeil. Il faut examiner les amygdales car chez l’enfant les tissu lymphoïde au niveau des amygdales sont susceptibles de présenter des volumes très hypertrophiés en comparaison du calibre des voies aériennes. Avec le tableau évoqué, cette seule disproportion peuvent faire envisager le SAOS sans étude du sommeil plus poussée. Le diagnostic pourra être confirmé par le spécialiste.
Le médecin fera un bilan complet incluant la polysomnographie nocturne.
On y recherchera un terrain prédisposant : hormis l’obésité, le praticien cherchera en premier lieu les situations d’obstruction nasale en raison de rhinite, sinusite, déviation du septum, l’ensemble pouvant être aggravé par un tabagisme passif et une réactivité à divers allergènes. De façon rare peuvent être incriminés des troubles de l’articulé dentaire jusqu’à une dysmorphie faciale. À l’occasion il sera évalué l’impact sur le développement de l’enfant. Il peut être perturbé et à l’origine d’un retard staturopondéral ou d’anomalies du développement neurocognitif ; les formes sévères peuvent montrer une hypertension artérielle pulmonaire.
La polysomnographie nocturne est l’examen de référence du SAOS. Elle confirmera le diagnostic et mesurera la gravité des troubles par la mesure des échanges de l’oxygène (oxymétrie de pouls, PO2, PCO2 transcutanées). Lors de la séance, les stades du sommeil, les mouvements thoraciques, abdominaux et le débit aérien seront mesurés.
Le traitement de première intention est la suppression des amygdales.

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