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Ronflements : comment les réduire au silence

Selon une enquête réalisée en juin 2007, il y a un ronfleur dans plus d’un foyer sur deux ! Les hommes sont 64 % à avouer ronfler contre 36 % de femmes. Un phénomène qui touche aussi les enfants.

La ronchopathie chronique, qu’est-ce que c’est ?


Le terme médical pour parler du ronflement, c’est “ ronchopathie chronique ”. La cause : de petites anomalies des tissus qui produisent des vibrations au niveau de l’arrière-gorge au moment de l’inspiration. Ce phénomène survient pendant le sommeil. Il est plus ou moins sonore : jusqu’à 90 ou 100 décibels ! C’est comme si un camion passait à côté de chez vous sur une route nationale…
Les facteurs qui le favorisent sont :

. l’âge : plus on vieillit, plus les ronflements sont courants. Pour les hommes, ils sont plus fréquents vers la cinquantaine. Pour les femmes, vers la ménopause.
. le surpoids.
. l’obstruction nasale : un nez bouché ou une cloison nasale déviée peuvent limiter le passage de l’air à travers le nez, ce qui force à respirer par la bouche.
. le tabac : la fumée irrite la gorge et peut gêner le passage de l’air.


Le ronflement n’a pas de graves conséquences. Le ronfleur dort très bien… mais son partenaire beaucoup moins ! C’est donc souvent sous la pression de ce dernier que l’on consulte. Chez l’enfant, dans ses premières années, le phénomène est normal. Il survient à cause de modifications morphologiques des voies respiratoires. Attention, dans le cas où les ronflements débouchent sur des apnées du sommeil (arrêts intermittents et plus ou moins prolongés de la respiration), il est nécessaire de consulter.

Des solutions différentes

Pour déterminer le traitement adéquat, il est préférable de procéder à des tests de dépistage appelés polygraphie et polysomnographie. Ces enregistrements sont réalisés à la demande d’un oto-rhino-laryngologiste (ORL) ou d’un pneumologue, durant la nuit. Selon les résultats, on vous orientera vers l’une des méthodes suivantes.

. Une meilleure hygiène de vie : évitez le tabac, l’alcool ou les médicaments de type somnifère ou tranquillisants avant le coucher. Limitez le surpoids, et évitez de dormir sur le dos : préférez la position à plat ventre ou sur le côté.
. Les traitements non-chirurgicaux : pour éliminer les ronflements, on peut traiter directement ses causes (obstruction nasale, allergies) ou ses symptômes. Aujourd’hui, il existe de nombreux produits et accessoires disponibles en pharmacie sans ordonnance : coussins anti-ronflements, patchs, languettes, sprays, appareils électriques, diffuseurs, etc. Le choix de la rédaction : spray Doucenuit pour la gorge (pour ceux qui dorment sur le dos), 18,50 euros le flacon de 22 ml ; spray Doucenuit pour le nez (en cas de ronflement dû au nez bouché), 12,90 euros le flacon de 10 ml. En pharmacie.
. Les prothèses : parmi les solutions proposées, les orthèses d’avancée mandibulaires, gouttières dentaires reliées entre elles, permettent de maintenir une avancée de la mâchoire et de la langue. Un contrôle régulier par le dentiste est nécessaire. Le masque nasal ou VPPC, lui, est réservé aux “ gros ” ronfleurs. Cet appareil insuffle de l’air comprimé dans le nez et doit être porté toute la nuit. Ce qui rend le traitement contraignant et difficile à supporter pour bon nombre de patients. Autre solution : la canule souple oropharyngée (ou CSO). Ce dispositif est constitué d’un tube très souple en silicone introduit dans la bouche, jusqu’à la base de la langue. Un filtre extérieur fait office de nez artificiel. Le flux aérien est ainsi conduit jusqu’au larynx sans qu’il y ait d’obstacle, sans vibration et donc sans ronflement.
. L’homéopathie : une solution 100 % naturelle. Pour en savoir plus, consultez un homéopathe.
. La chirurgie : on peut traiter directement l’obstruction nasale (en cas de sinusite, etc…) ou passer par la pharyngoplastie chirurgicale (UPP). Sous anesthésie générale, cette opération a pour but d’enlever la luette, une partie du voile du palais et la partie supérieure des piliers amygdaliens. L’ablation des amygdales est souvent pratiquée en même temps. C’est une intervention douloureuse mais efficace. Alternative à l’UPP, la pharyngoplastie laser (LAUP) consiste à modifier le voile du palais et la luette. C’est une petite opération de trente minutes sous anesthésie locale, qui ne nécessite pas de longue convalescence. Elle est, elle aussi, efficace. Enfin, la radiofréquence (ou somnoplastie) consiste à chauffer le muscle du voile du palais à l’aide d’une petite aiguille placée sous la muqueuse et émettant des ondes courtes. Elle est moins douloureuse et se fait sous anesthésie locale. Mais il existe un risque de récidive. Source: restonsenforme
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