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Les centres du sommeil font face à un afflux de demandes

Les centres du sommeil font face à l'afflux des demandes 
PARIS - De la simple consultation à la nuit entière avec des électrodes sur la tête, une cinquantaine de centres traitent des troubles du sommeil et font face à une forte demande, selon une enquête de l'AFP réalisée à l'occasion de la 10ème journée du sommeil, vendredi.
L'insomnie touche 20% des adultes en France, et 10% de façon sévère. Souvent liée à l'obésité ou au diabète, l'apnée du sommeil, où la respiration se bloque après un ronflement, concernerait 5 à 7% des Français. L'hypersommnie, ce besoin insatiable de dormir, est nettement plus rare.
Dans le centre du sommeil du Pr Damien Léger, à l'Hôtel-Dieu (Paris IVe), un des plus importants de France, on traite 45% d'insomnies, 45% d'apnées du sommeil et 10% d'hypersomnies. Trois chambres accueillent des patients pour des examens de 24h, et 8 personnes sont reçues quotidiennement en hôpital de jour.
A l'hôpital Lariboisière (Paris Xe), où l'unité du sommeil du Dr Véronique Viot-Blanc dispose de deux lits, 90% des patients souffrent d'apnée du sommeil.
"Les gens qui viennent sont souvent très sévèrement atteints", dit le Pr Léger. Pour les cas non urgents, la liste d'attente court sur un an. Le Dr Viot-Blanc estime quant à elle qu'elle remplirait son unité si elle était "cinq fois plus grande". 
Les centres de sommeil soumettent les patients à un questionnaire serré et explorent les troubles pour poser un diagnostic. Selon les cas, on hospitalise pour 24h, avec caméras infrarouges, électroencéphalogramme, mesure du tonus des muscles, des mouvements des yeux ou de la respiration. Pour les cas moins sévères, l'exploration se fait à domicile. Le patient peut aussi se voir confier une sorte de montre (l'actimètre) pour enregistrer chez lui les alternances veille/sommeil.
Jean-Marie se réveille fatigué, après de longues nuits de sommeil. "C'est très pénalisant, socialement et psychologiquement", dit-il. Pour confirmer le soupçon d'hypersomnie, on va mesurer cinq fois dans la même journée le temps qu'il met à s'endormir.
Le Dr Viot-Blanc reçoit essentiellement des patients envoyés par d'autres services (ORL, cardiologie...), souvent en surpoids. Quand la respiration se suspend, le taux d'oxygène baisse dans le sang, le pouls s'accélère, avec un fort risque de complications cardiaques ou vasculaires.
Une fois le diagnostic établi, les réponses varient en fonction des troubles et de leur intensité : meilleure hygiène de sommeil, médicaments, contrôle du poids contre les apnées...
A l'Hôtel-Dieu, une chambre de luminothérapie, avec des lampes variant du rouge au jaune, vert ou bleu, peut aider à rétablir l'alternance jour/nuit. Pour Monique, très insomniaque, qui a fait pendant trois semaines des séances d'une heure, l'amélioration a été "spectaculaire".
Pour les apnées du sommeil, la première thérapie est un masque relié à une petite turbine qui envoie de l'air dans la gorge. "Avant je me réveillais fatigué, je restais allongé une partie de la journée pour me reposer. Maintenant je me sens bien", dit Maurice, 75 ans, qui utilise un masque depuis un an. L'effet est positif sur l'hypertension.
On peut aussi essayer l'"orthèse d'avancée mandibulaire", un appareil dentaire "qui avance la mâchoire du bas pour dégager de l'espace", dit le Dr Viot-Blanc, mais son efficacité est limitée.
Les spécialistes du sommeil regrettent que la formation des médecins généralistes sur le sommeil soit réduite, voire inexistante, nombre de cas ne nécessitant pas l'intervention d'un spécialiste. La France ne compte qu'une cinquantaine de centres du sommeil, contre 300 en Allemagne.
(renseignements sur www.journeedusommeil.org)
(©AFP / 17 mars 2010 10h04) 
http://www.romandie.com/infos/news2/100317090424.s40sa8x3.asp
Les centres du sommeil font face à l'afflux des demandes 
PARIS - De la simple consultation à la nuit entière avec des électrodes sur la tête, une cinquantaine de centres traitent des troubles du sommeil et font face à une forte demande, selon une enquête de l'AFP réalisée à l'occasion de la 10ème journée du sommeil, vendredi.
L'insomnie touche 20% des adultes en France, et 10% de façon sévère. Souvent liée à l'obésité ou au diabète, l'apnée du sommeil, où la respiration se bloque après un ronflement, concernerait 5 à 7% des Français. L'hypersommnie, ce besoin insatiable de dormir, est nettement plus rare.
Dans le centre du sommeil du Pr Damien Léger, à l'Hôtel-Dieu (Paris IVe), un des plus importants de France, on traite 45% d'insomnies, 45% d'apnées du sommeil et 10% d'hypersomnies. Trois chambres accueillent des patients pour des examens de 24h, et 8 personnes sont reçues quotidiennement en hôpital de jour.
A l'hôpital Lariboisière (Paris Xe), où l'unité du sommeil du Dr Véronique Viot-Blanc dispose de deux lits, 90% des patients souffrent d'apnée du sommeil.
"Les gens qui viennent sont souvent très sévèrement atteints", dit le Pr Léger. Pour les cas non urgents, la liste d'attente court sur un an. Le Dr Viot-Blanc estime quant à elle qu'elle remplirait son unité si elle était "cinq fois plus grande". 
Les centres de sommeil soumettent les patients à un questionnaire serré et explorent les troubles pour poser un diagnostic. Selon les cas, on hospitalise pour 24h, avec caméras infrarouges, électroencéphalogramme, mesure du tonus des muscles, des mouvements des yeux ou de la respiration. Pour les cas moins sévères, l'exploration se fait à domicile. Le patient peut aussi se voir confier une sorte de montre (l'actimètre) pour enregistrer chez lui les alternances veille/sommeil.
Jean-Marie se réveille fatigué, après de longues nuits de sommeil. "C'est très pénalisant, socialement et psychologiquement", dit-il. Pour confirmer le soupçon d'hypersomnie, on va mesurer cinq fois dans la même journée le temps qu'il met à s'endormir.
Le Dr Viot-Blanc reçoit essentiellement des patients envoyés par d'autres services (ORL, cardiologie...), souvent en surpoids. Quand la respiration se suspend, le taux d'oxygène baisse dans le sang, le pouls s'accélère, avec un fort risque de complications cardiaques ou vasculaires.
Une fois le diagnostic établi, les réponses varient en fonction des troubles et de leur intensité : meilleure hygiène de sommeil, médicaments, contrôle du poids contre les apnées...
A l'Hôtel-Dieu, une chambre de luminothérapie, avec des lampes variant du rouge au jaune, vert ou bleu, peut aider à rétablir l'alternance jour/nuit. Pour Monique, très insomniaque, qui a fait pendant trois semaines des séances d'une heure, l'amélioration a été "spectaculaire".
Pour les apnées du sommeil, la première thérapie est un masque relié à une petite turbine qui envoie de l'air dans la gorge. "Avant je me réveillais fatigué, je restais allongé une partie de la journée pour me reposer. Maintenant je me sens bien", dit Maurice, 75 ans, qui utilise un masque depuis un an. L'effet est positif sur l'hypertension.
On peut aussi essayer l'"orthèse d'avancée mandibulaire", un appareil dentaire "qui avance la mâchoire du bas pour dégager de l'espace", dit le Dr Viot-Blanc, mais son efficacité est limitée.
Les spécialistes du sommeil regrettent que la formation des médecins généralistes sur le sommeil soit réduite, voire inexistante, nombre de cas ne nécessitant pas l'intervention d'un spécialiste. La France ne compte qu'une cinquantaine de centres du sommeil, contre 300 en Allemagne.
(©AFP / 17 mars 2010 10h04) 
http://www.romandie.com/infos/news2/100317090424.s40sa8x3.asp

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