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L'apnée du sommeil peut être dangereuse

Environ 1,2 million de Français seraient concernés ce problème.

Plus les apnées se répètent et plus il y a danger pour la santé du ronfleur : «   On parle d'apnées sévères au-delà de trente pauses complètes par heure ou d'une diminution de plus de 50% du débit respiratoire , explique le P r Chabolle. Environ 1,2 million de Français seraient concernés, avec des conséquences triples : une fatigue constante et des maux de tête au réveil, d'où mal-être. Un risque accru d'hypertension artérielle, d'angine de poitrine, d'infarctus du myocarde ou d'accidents vasculaires cérébraux. Et enfin, des risques décuplés d'accident de la route, de travail ou d'accident domestique.»

Les autres formes moins sévères d'apnée du sommeil sont encore plus fréquentes, avec trois millions de Français concernés par une forme modérée -de 15 à 30 pauses par heure- ou légère (moins de 15 pauses par heure). Elles n'en sont pas moins gênantes car elles retentissent déjà sur la mémoire et sur la vigilance. «C'est pourquoi lorsque le conjoint se plaint que “sa moitié” fait des pauses quand il respire pendant son sommeil, il n'y a pas à hésiter. Il faut consulter. Au moindre doute, le médecin prescrit une polygraphie ventilatoire nocturne : cet examen, qui se fait le plus souvent au domicile, consiste à enregistrer le nombre de pauses respiratoires par mesure du débit d'air nasal et buccal et leur éventuel retentissement sur le cœur, au cours d'une nuit. De quoi trier les apnéiques et ceux qui ne le sont pas», détaille le Pr Chabolle.

La chirurgie, dernier recours
En revanche, la polysomnographie -la Rolls des examens- ne peut se faire que dans un centre du sommeil: elle enregistre en plus l'activité électrique du cerveau, grâce à des électrodes collées sur le crâne du patient endormi. On la réserve à ceux pour qui le diagnostic n'a rien d'évident ou pour rechercher une pathologie du sommeil associée.

Trois types de traitement, tous pris en charge par la Sécurité sociale, peuvent alors être proposés. Le plus connu est la ventilation à pression positive continue, qui consiste à porter un masque relié à un petit compresseur envoyant de l'air sous pression positive, afin de lever l'obstruction au niveau de la gorge. Efficace, pratique (autopiloté) et plus petit, moins bruyant que ses ancêtres, il a bénéficié de nombreuses innovations technologiques. «Malgré tout, près d'un malade sur deux l'abandonne au cours des douze premiers mois», (...).

Seconde alternative: l'orthèse dentaire, avec deux gouttières dentaires sur mesure, soit reliées par un levier, soit munies d'un «piégeur de langue» (petite poche en silicone). Mais là encore, tout le monde n'adhère pas et, au bout d'un an, près d'un patient sur deux a abandonné.

Il reste alors la solution chirurgicale: la seule solution radicale, non prothétique, pour cette maladie. Plusieurs chirurgies sont possibles: chirurgie du voile du palais, des amygdales, parfois une réduction de langue et désobstruction du nez. «Enfin, l'ostéotomie d'avancée bimaxillaire -qui consiste à fracturer les mâchoires pour les avancer- est une solution radicale et très efficace. Il faut compter deux à six jours d'hospitalisation et deux à trois semaines d'arrêt de travail. Et une nouvelle réévaluation du sommeil après chirurgie est indispensable pour vérifier qu'il n'y a plus d'apnées»,( ...)
Par Nathalie Szapiro-Manoukian
http://www.lefigaro.fr/sante/2010/11/21/01004-20101121ARTFIG00212-l-apnee-du-sommeil-peut-etre-dangereuse.php


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